Exploitation minière : Le Cameroun veut certifier 5000 carats de diamant en 2024
© Dr Bareja Youmssi

Exploitation minière, la certification de diamant au Cameroun en 2024

Même s’il salue cette ambition, le Dr Bareja Youmssi, expert en mines et pétrole, questionne la provenance de ces pierres précieuses, car selon lui, le diamant produit au Cameroun vient de l’exploitation artisanale ou du diamant de contrebande Exploitation minière la certification de diamant

Au 31 décembre 2024, le Secrétariat permanent du processus de Kimberley (Snppk) projette établir des certifications de 5000 carats de diamant. Des prévisions bien au-dessus des exercices de 2021 et de 2022 où le Cameroun a certifié environ 4840,05 carats de diamant pour une valeur estimée à 98 millions F Cfa, selon le Snppk.

Cette certification va ainsi prendre en compte les caractéristiques du diamant entre autres sa taille, son poids et sa couleur. « Le Cameroun fait partie du processus de Kimberley, tout diamant qui y sort doit avoir un certificat d’origine pour sa traçabilité Exploitation minière la certification de diamant. De ce fait, cette certification vise à garantir au consommateur que les diamants qu’il achète ne sont pas des diamants bruts utilisés par les mouvements rebelles, ou leurs alliés, pour financer des conflits visant à déstabiliser des gouvernements légitimes », explique Dr Bareja Youmssi, expert en mines et pétrole.

Il rappelle qu’en Afrique, surtout en Angola, République démocratique du Congo, Libéria, en Sierra Leone et en République Centrafricaine, les bénéfices tirés du commerce illicite de diamants bruts ont servi à financer des conflits armés au cours desquels des millions de civils ont été tués, ou ont été victimes d’homicides, de viols, de mutilations et d’enlèvements.

« C’est très beau de faire pareilles prévisions mais il faut qu’on nous dise d’où sortiront ces 5000 carats car le Cameroun ne produit pas officiellement de diamant Exploitation minière la certification de diamant. Tout diamant qui vient du Cameroun vient de l’exploitation artisanale ou du diamant de contrebande », relativise Dr Bareja Youmssi.

Il ajoute que l’industrie diamantifère dans le monde pèse plusieurs milliards de dollars, mais le

Cameroun est un petit acteur qui produit en moyenne environ 2 000 carats par an, avec une valeur d’environ 260 000 USD. Soit seulement 0,00002% de la production mondiale moyenne de 135 millions de carats, d’une valeur de 12,7 milliards USD, par an.

Accepté comme participant au Processus de Kimberley en juin 2012, le Cameroun à ce moment-là souhaite permettre le démarrage effectif du projet de Mobilong à Yokadouma, région de l’Est suite à la mise en évidence par les Sud-coréens d’un gisement alluvionnaire de diamant. Ils y déclarent des réserves de plus de 230.000 carats et des réserves estimées sur les conglomérats de plus de 18 000 000 de carats.

« Sauf que pour des raisons obscures, la phase de mise en exploitation de ce gisement n’a jamais eu lieu et le projet de nos jours se trouve en arrêt et du coup le travail du Snppk s’est réduit à la certification du diamant issue de l’exploitation artisanale et semi mécanisée donc la production annuelle tourne autour de 2000-5000 carats, ce qui en valeur fait environ 25.00.000.000 F Cfa Exploitation minière la certification de diamant. Alors que seul le budget annuel de fonctionnement Snppk est de 2 milliards F Cfa environ.  On se pose donc la question de savoir à quoi nous sert le processus de Kimberley ? », s’interroge Bareja Youmssi.

Mélanie Ambombo

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Exploitation minière

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