Foumbot : Immersion dans le marché qui ravitaille l’Afrique Centrale
Une vue du marché

Foumbot, le marché qui ravitaille l’Afrique Centrale

Situé à Foumbot dans la région de l’Ouest, le premier grenier agricole du Cameroun, dans la catégorie des maraichers, selon le Minader, le marché B ou marché des vivres frais est le principal pourvoyeur des marchés camerounais et de la sous-région en produits maraichers et autres Le marché qui ravitaille l’Afrique Centrale.

Agriculteurs, revendeurs et acheteurs se bousculent au quotidien dès les premières heures au marché B ou marché des vivres frais de Foumbot, dans le département du Noun, région de l’Ouest. Dans ce marché organisé en plusieurs rayons et camps de chargement, des cageots de tomates, de la morelle noire (communément appelée légumes), haricot vert, poivrons, choux, carottes et autres produits agricoles sont exposés. « Nous trouvons dans ce marché des produits divers et variés, de bonne qualité et en quantité Le marché qui ravitaille l’Afrique Centrale. Seuls les moyens financiers peuvent nous arrêter. Mais nous avons la possibilité de prendre chez certains vendeurs à crédit », souligne Clément Tella, un grossiste.

Un lieu prisé par des exportateurs. « J’ai acheté 180 cageots de tomates à raison de 3.000 F Cfa l’unité. Je vais les écouler au Gabon. J’ai en plus, de la morelle noire, quelques sacs d’avocats et un peu d’haricots verts et de poivrons », déclare Moudili Adamou, gabonais bien connu dans cet espace marchant Le marché qui ravitaille l’Afrique Centrale. Comme lui, Nasser a eu une moisson plutôt abondante avant son départ pour la Guinée Equatoriale. « J’ai chargé un camion de plus de 200 cageots de tomates, de légumes, des sacs de patates et d’avocats, de poivrons et d’ignames », dit-t-il.

Des cargaisons de divers produits partent de cet espace marchant pour plusieurs destinations.  « Nous chargeons six à sept camions de divers produits par jour à destination du Gabon et de la Guinée Equatoriale », confie Abdoul Rahi, un chargeur, qui avec ses collègues, a instauré un travail à la chaine.

Des acheteurs, en majorité des grossistes, viennent de Bafoussam, Douala, Yaoundé, Melong, Mbanga, Kyé-Ossi et de la sous-région Afrique Cantrale: Gabon, Guinée Equatoriale, République Centrafrique. D’après Njoya Inoussa, maire de la commune de Foumbot, cette localité est le principal bassin pourvoyeur des marchés camerounais et de la sous-région Le marché qui ravitaille l’Afrique Centrale. Une commune classée selon Gabriel Mbaïrobé, ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), premier grenier agricole, dans la catégorie des maraichers.

Préparation d’une cargaison
Préparation d’une cargaison

Des produits commercialisés dans ce marché, proviennent des principaux bassins de production de ce département, notamment, de Kouoptamo, Bangourain, Baïgom et de Foumbot. « J’achète les produits dans les champs ou sur le marché avant de revendre aux grossistes locaux, nationaux et étrangers. Les gabonais et guinéens sont des grands acheteurs », affirme Maïranou Aïssatou Foube, revendeuse. Cependant certains producteurs comme Aziz Koulbili, préfèrent écouler leurs produits directement sur le marché. « J’aime être en contact avec les acheteurs. Ici, j’ai une idée réelle du prix des produits. Le revendeur qui te retrouve au champ peut te manipuler à son avantage », relève-t-il.

Dans un camp comme dans l’autre, les cargaisons sont chargées par vague et selon les propriétaires et les destinations. « Pour les camions à destination du Littoral, les marchandises de Sandaga, l’un des grands marchés de Douala sont chargées en premier », déclare Mohammed Njoya, chauffeur.

D’après Nfondi Toumansie Ousman, régisseur de ce marché, « chaque camp a son jour de chargement. Le camp Kyé-Ossi qui ravitaille le Gabon et la Guinée charge le jeudi et dimanche Le marché qui ravitaille l’Afrique Centrale. Le camp Douala charge pour toutes les villes du pays le mardi et le vendredi. Les camions qui chargent pour Sandaga, ravitaillent les autres villes et la Centrafrique à partir de Douala. Le camp Yaoundé charge le mercredi et le dimanche ».

En l’absence des données officielles, il précise que « Douala charge au moins quatre camions par jour du marché. Kyé-Ossi, trois à quatre camions. Loum et autres, ce sont en moyenne deux camions, tandis que Yaoundé est à quatre camions par jour ». Des démarches entreprises auprès des délégués départementaux du Minader et du Commerce du Noun, ne nous ont pas permis d’avoir le tonnage des spéculations produites et vendues dans ce marché Le marché qui ravitaille l’Afrique Centrale.

En attendant la fin des travaux de modernisation du marché des vivres frais de Foumbot, des produits sont exposés sur des étals ou les étagères de fortune, soit à même le sol. Une infrastructure financée à près de 800 millions F Cfa par le Feicom  via la Banque allemande de développement (Kfw) dans le cadre du Programme de décentralisation Feicom-villes moyennes (Pdfvm).

Jordan Kouénéyé

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