Liberté publique : Les crises impactent sur des libertés au Cameroun
Une manifestation à Commercial Avenue à Bamenda, credit photo Reuters

Dans son rapport sur la crise socio-politique et ses impacts sur la liberté d’expression au Cameroun, AFEX recommande à l’Etat du Cameroun de respecter les engagements nationaux et internationaux en matière de libertés publiques notamment la liberté d’expression.

« Des journalistes sont systématiquement arrêtés lors de la couverture des manifestations publiques notamment des partis politiques de l’opposition, et des membres de la société civile interdits de s’exprimer sur la marche du pays ou encore, des militants interpellés et jetés en prison pour avoir choisi la rue pour exprimer leurs opinions. » Ces violation et atteintes aux Libertés Publiques ont été relevées par le Réseau Africain de la Liberté d’Expression (Afex) et l’Association pour le Développement Intégré et la Solidarité Interactive (ADISI-Cameroun)
dans un rapport analytique sur la crise socio-politique et son impact sur la liberté d’expression au Cameroun paru le 23 novembre 2020.

D’après ces organisations, malgré les multiples rappels des engagements de l’Etat du Cameroun vis-à-vis des instruments ratifiés, les autorités ne lâchent pas prise. Dernier cas en date, la sortie des experts des Droits de l’Homme des Nations Unies qui appellent le Cameroun à respecter la liberté d’expression, d’association et de manifestation ainsi que la fin des intimidations des manifestants. Plusieurs organisations nationales et internationales appellent régulièrement le Cameroun dans ce sens, sans qu’aucune amélioration ne soit perceptible au fil du temps.

Pour lutter contre ces violation et atteintes aux Libertés Publiques, les deux organisations recommandent à l’Etat camerounais, d’appliquer la récente disposition du code pénal sur la promotion du tribalisme. Aussi, de respecter des engagements nationaux et internationaux de l’Etat du Cameroun en matière de libertés publiques notamment la liberté d’expression, d’adopter une loi-cadre sur la liberté d’expression, d’adopter des textes de loi sur les libertés sur internet en se basant sur la Déclaration Africaine des Droits et des Liberté sur internet.

A lire aussi :  Grand-Nord : Au moins 15 000 arbres plantés entre 2019 et 2021

A la société civile, Afex préconise entre autres, de sensibiliser et former la population sur les questions de discours dangereux et haineux en ligne ; de faire le plaidoyer pour que le gouvernement respecte les engagements pris sur les questions notamment de la préservation et de la promotion des libertés collectives et individuelles ; de sensibiliser les utilisateurs des réseaux et médias sociaux sur les dangers des discours haineux et la circulation des fausses nouvelles, ainsi que les formations politiques sur la tribalisation de la politique au Cameroun.

Les médias quand eux, doivent adopter des techniques de détections des discours haineux et de fausses nouvelles en ligne et dans les médias classiques ; de participer à des formations et adopter des techniques de lutte contre les fausses nouvelles et de pratiquer et produire des articles de Fact-checking dans les médias. Aux leaders communautaires, il est recommandé de promouvoir le vivre ensemble, la culture de la tolérance, d’organiser des séances d’éducation et de sensibilisation au patriotisme et à la citoyenneté.

Marie Louise MAMGUE

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *.