Nord : Les cultivateurs à l’école des bonnes pratiques agricoles
Les bénéficiaires de la formation sur l’utilisation raisonnée des produits phytosanitaires

Nord : Les cultivateurs à l’école des bonnes pratiques agricoles

Nord cultivateurs pratiques agricolesCette formation qui s’est tenue le 28 juillet dernier à Ngong visait à outiller les agriculteurs dans l’utilisation raisonnée des produits phytosanitaires et à lutter contre la contrefaçon, la fraude et le commerce illégale des pesticides.Nord cultivateurs pratiques agricoles

L’agriculture est une activité de premier plan pour la population de la région du Nord. Toutefois, les cultures sont menacées par plusieurs maladies à savoir la perforation des feuilles, l’attaque des racines, la tombée des fleurs, l’anthracnose, la bactériose, la virose, la rouille, les mouches blanches, les pucerons, entre autres. La conséquence directe est la chute et la perte de la production. A Mayo Dadi, la production d’anacardes a chuté de 42,18% en 2021. Les dégâts causés par les insectes et les termites dans les plantations d’anacardiers est l’une des principales raisons.

Pour protéger ces plantes, les agriculteurs font usage des pesticides en pulvérisant les champs. Le constat fait par les experts en agriculture est que ces cultivateurs ne respectent pas les notices inscrites sur ces produits. « Les produits phytosanitaires représentent un véritable danger au cas où les canons requis ne sont pas pris en comptes », relève Athanase Atyame, ingénieur d’étude à la sous-direction des interventions phytosanitaires au ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader).Nord cultivateurs pratiques agricoles

Nord cultivateurs pratiques agricoles Cette formation qui s’est tenue le 28 juillet dernier à Ngong visait à outiller les agriculteurs

Nord cultivateurs pratiques agricolesC’est fort de ce constat que le Minader, grâce au soutien de son partenaire Croplife Cameroun, a initié une formation visant à inculquer aux agriculteurs les astuces de la bonne utilisation des insecticides, pesticides, fongicides, afin de booster les cultures maraichères. « Le cultivateur perd environ 20% de sa production après la récolte à cause des insectes, d’où la nécessité de l’aider à conserver sa production pour ne plus enregistrer d’énormes pertes  surtout après la récolte. Nous leur avons enseigné les différentes méthodes qu’ils doivent appliquer afin de limiter les dégâts », affirme Christophe Sonna, secrétaire exécutif de Croplife Cameroun.Nord cultivateurs pratiques agricoles

Cette initiative couvre les dix régions du Cameroun. La première formation avec les organisations de producteurs s’est tenue à Kaélé, dans le département du Mayo Kani, région de l’Extrême-Nord. L’atelier de Ngond, dans la Bénoué région du Nord est le second.

Jérôme Baïmélé à Garoua.

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