Ouest : Des manquements observés dans l’aménagement des routes
Le Fonds routier en inspection

Ouest : Des manquements observés dans l’aménagement des routes

Entre incivisme, non-respect des délais et usage de mauvais matériaux, la mission du Fonds routier dans la région de l’Ouest a trahi de nombreux manquements dans l’aménagement des routes à l’ouest.   
Pour l’équipe du Fonds routier venue apprécier les travaux de construction d’un pont à Fondjanti dans le Haut-Nkam, région de l’Ouest, la visite n’aurait pas pu plus mal se passer. La route qui mène au chantier de construction du pont qui relie cette localité à Kondjok, un village de la région du Littoral est impraticable. L’accès est impossible pour le cortège.

A 6 km du chantier, toutes les voitures ont été immobilisées. Sous les roues, la route est aussi glissante que dangereuse. La faute à la latérite versée par l’entreprise en charge du chantier. C’est finalement à bord de mototaxis que l’équipe du Fonds routier continue son périple. Le constat est ahurissant. Le chantier est réalisé à 69% pourtant beaucoup reste encore à faire.

A Bamougoum, dans l’arrondissement de Bafoussam 3e, département de la Mifi, c’est l’incivisme des populations qui est à décrier. Le pont qui a été réalisé, est conforme aux normes, avec de bons matériaux et une structure et des piliers solides.  Mais, le hic est que les riverains ramassent clandestinement le sable sous le pont. Plus grave, soulignent les experts, les ramasseurs se rapprochent de plus en plus des piliers du pont. Ce qui, sur le long terme peut fragiliser la construction et causer le pire.

l’Ouest a trahi de nombreux manquements dans l’aménagement des routes

Au terme de cette tournée régionale, le bilan est mitigé, à en croire la mission de visite des projets financés par le Fonds routier. Au total, c’est plus d’une dizaine de ponts et routes qui ont été inspectés pendant quatre jours. Il était question pour les experts d’« évaluer la pertinence des projets programmés en termes de consistance des travaux retenus dans les marchés et de cohérence entre la consistance des travaux et le budget affecté ».

Mais au moment de faire le bilan de cette sortie, El Hadj Oumarou, le chef de mission confie qu’il y a eu des bons, des moyens et des très mauvais élèves. S’adressant particulièrement aux entreprises locales, il les a invités à prendre au sérieux le travail qui leur a été confié car les fonds débloqués pour ces projets appartiennent à l’Etat et donc à chaque Camerounais. « Nous demandons aux entreprises de ne plus venir soumissionner pour la réalisation des travaux, si elles ne disposent pas de la compétence nécessaire. Et si au cours du projet, l’entreprise rencontre des problèmes, elle doit le faire savoir plutôt que de s’entêter et de livrer une œuvre pas conforme aux normes ».

Vanessa Bassale

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