Politiques publiques : 3 projets sur 9 financés par la Mairie de Douala 3e en 2019

Douala 3e avant d’être soumis à la Session ordinaire consacré au budget 2020

Les jeunes délégués des quartiers de la Commune de Douala 3e ont passé au scanner, les projets financés par le Budget d’Investissement Public (BIP) et sur fonds propres de la Mairie en 2018 et 2019. Ces investigations citoyennes ont été réalisées sur la base des données des délégations régionales des ministères de l’Economie,

de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) et des Marchés publics (MINMAP)pour le Littoral.

Il ressort de ce rapport de suivi citoyen et d’évaluation des politiques publiques dans leur localité, restitués aux  conseillers municipaux lors de la Sessions ordinaire  du conseil municipal du 13 novembre 2019,  que les 12 projets, dont 9 projets  financés par le BIP et 3 sur financement propre de la commune en 2019, ont déjà été  lancés, un en attente de dépouillement (l’unité de potabilisation de l’eau à PK 21), deux en attente d’attribution (la construction d’un ponceau définitif reliant Nyalla à chefferie PK 10) et les 6 autres en cours d’exécution donc des ordres de service déjà servis.

En faisant le rapprochement entre les données du MINEPAT et du MINPAP, cette étude  déduit  que la Commune de Douala 3e ne pouvait pas avoir un taux de réalisation de 100% en 2018  pour ce qui est des projets financés par le BIP comme diffusé par la Délégation régionale du MINEPAT du Littoral. En effet, 6 marchés sur les sept projets programmés ont effectivement été lancés, attribués, contractualisés et exécutés, soit un pourcentage de 85,71% de marchés passés par rapport à ceux programmés, a relevé  le MINMAP.

A lire aussi :  Diabète : les malades payent deux fois plus cher

Avant la restitution à la Session ordinaire, ces jeunes ont présenté leurs travaux aux8 commissions du Conseil Municipal de cette Commune. C’était au cours de l’ouverture des travaux des commissions en prélude à la session du conseil municipal.Ils ont relevé  les manquements, partagé leurs constats sur le terrain et plaidé auprès des conseillers pour que la qualité des politiques publiques dans leur commune soit améliorée et renforcée. Un exposé suivi d’une séance de question réponse qui leurs à permis de mieux comprendre la démarche des jeunes.

C’est par une salve d’applaudissements que les conseillers ont rompu leur silence, en félicitant ces jeunes pour le  travail réalisé. « Effectivement, c’est notre travail d’aller sur le terrain voir ces politiques publiques et par ces actes vous nous aidez », a confessé l’un des conseillers. A sa suite, un autre conseiller qui a demandé aux jeunes de parler de leurs difficultés sur le terrain a ajouté : « Nous souhaitons aussi que vous fassiez un contrôle citoyen des micro projets des députés de Douala-Est, nous voulons ces résultats ». « Ce n’est pas l’ambassade de France qui doit financer ça pour nous, elle le fera jusqu’à quand pour nous ?Il faut qu’on prenne ces jeunes pour ce genre de travail qui doit s’inscrire dans la durée, car on a besoin de ça pour prendre de bonnes décisions »,  a martelé l’un d’eux. Presqu’un chœur et associant la Secrétaire Général de la mairie, ces élus souhaitent que des propositions leur soient faites pour qu’une délibération soit prise afin d’appuyer les jeunes pour la suite.

A lire aussi :  Diabète : les malades payent deux fois plus cher

Cette activité se tient dans le cadre du projet PISCCA avec le soutien de l’ambassade de France au Cameroun et mise en œuvre par ADISI Cameroun.

Marie Louise MAMGUE