Routes : Comment Yaoundé a floué Douala sur ses pénétrantes

Routes : Comment Yaoundé à floué Douala sur ses pénétrantes

Près de 5 ans après l’élargissement des pénétrantes Routes embouteillages Est et Ouest de Douala, le rêve des usagers n’aura été que de courte durée. Prévu pour diminuer les embouteillages, Douala a renoué depuis lors avec ses vieux démons.

En provenance de Bafoussam le 4 septembre 2022, Angèle Kuissu est surprise du temps mis pour rallier le lieu-dit Rond-point Deïdo, situé dans l’arrondissement de Douala 1er. « Nous avons fait plus d’une heure, je dirai même deux heures pour partir de Ndobo à l’entrée de la ville pour le rond-point Deïdo », rapporte la jeune femme. Elle ajoute : « nous sommes arrivés dans la ville il était un peu plus de 14h 30. Mais jusqu’à 16h nous étions toujours dans le bus de Routes embouteillages transport inter urbain à cause du trafic et des embouteillages. Et il y avait des policiers à certains endroits. Ça signifie que sans eux alors, on y aurait passé toute la soirée. »

élargissement des pénétrantes Est et Ouest de Douala ?

Comme Angèle, Laurent, de retour d’un voyage professionnel de Nkongsamba le 23 septembre 2022, a lui aussi fait les frais des embouteillages à cette entrée Ouest de la ville de Douala. « Cet axe est un vrai calvaire. Les bouchons sont interminables. Nous avons fait plus de 2h pour partir de Ndobo pour Bonassama », peste le jeune. Les usagers et automobilistes de l’entrée Est de la capitale économique ne sont pas mieux lotis. « Quand tu viens de Yaoundé, dès que tu arrives à Tradex Yassa, ou même un peu avant, des fois, l’embouteillage te souhaite la bienvenue », fait savoir un chauffeur de taxi qui travaille sur cet axe.

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En effet, qu’il s’agisse de l’entrée Ouest ou Est, il faut s’armer de beaucoup de patience lorsqu’il faut traverser ces artères de la capitale économique. Les voitures en file, sont presque collées les unes les autres. Les conducteurs de motos eux, parviennent tout de même à se frayer un passage. Ce qui n’est pas sans conséquence sur Routes embouteillages les prix du transport urbain. « Sur la route de Bonabéri (sortie Ouest), un trajet de 500 F Cfa peut revenir au client à 1 000 F Cfa. On n’a pas le choix si on veut s’en sortir, puisqu’à cause des embouteillages on perd en temps et en carburant », explique Ibrahim Nji, conducteur de moto taxi.

Routes embouteillages diminuer les embouteillages, Douala a renoué depuis lors avec ses vieux démons

Seulement, il est difficile pour les usagers de comprendre ce qui justifie cette situation au regard des travaux d’élargissement des voies mis en œuvre pour désengorger les deux principales entrées de la ville.

En effet, la réhabilitation de la pénétrante Ouest en 2018, avait pour but de décongestionner la sortie du pont sur le Wouri, au départ de la capitale économique camerounaise pour les régions de l’Ouest, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Tout comme les travaux de construction de la pénétrante Est qui piétinent depuis plus de trois ans.

D’après l’urbaniste, Dr Antoine de Padou Nsegbe, l’explication tient du fait que, le point commun à ces deux entrées, est que le réseau des routes qui leurs sont rattachées, a la forme d’un entonnoir. « Les routes aux entrées sont exiguës sur plusieurs kilomètres. Ces routes de deux voies sont raccordées plus loin à des routes de 6 voies qui se Routes embouteillages rétrécissent brutalement. Cette discontinuité du réseau participe à l’aggravation des contraintes de circulation », explique l’urbaniste. « Côté Ouest, la rupture se fait au lieu-dit Rond-Point Deïdo. A l’Est, l’entrée de la ville est un chantier à l’abandon, Nyalla et Saint Michel constituant les principaux goulots d’étranglement. Enfin, l’état de la route avec la présence de nombreux points à temps», ajoute-t-il.

La rédaction

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