Saison des pluies : Le Cameroun sous la menace des catastrophes naturelles
Un effondrement survenu en 2019 à Gouache dans la région de l’Ouest avec une quarantaine de morts enregistrés.

Saison des pluies : Le Cameroun sous la menace des catastrophes naturelles

L’Observatoire national sur les changements climatiques annonce dans son Bulletin de prévisions et alertes climatiques du 1er  au 10 juin 2024, que cette période sera marquée par un risque d’enregistrer des catastrophes naturelles saison des pluies et catastrophes naturelles au Cameroun.

Habitante le quartier Nkolbisson à Yaoundé, Aline Biloa est venue ce matin du 06 juin 2024 remettre la clé de son logement à sa bailleresse. Deux jours seulement ont suffi à cette jeune mère de déménager de son ancien domicile. Ce départ précipité part de l’alerte de l’Observatoire national sur les changements climatiques (Onacc) qui predit des cas d’inondations dans la région du Centre (Yaoundé -centre ; Nkolbisson) suite aux fortes pluies qui pourraient se concentrer sur des espaces de temps très courts par rapport à la normale, de la période allant du 1er au 10 juin 2024.

Dans la prediction des cas d’inondations suite aux pluies de forte intensité, L’Onacc, dans  son Bulletin de prévisions et alertes climatiques, cible certaines localités du pays.  Sont concernées, les localités de Karna Manga, Mbe, Wak, Djaoro Ndo, Libong, Boundjoukoura, Paro, etc… dans la région de l’Adamaoua. Au Nord-Ouest, sont ménacées d’inondations, les villes de Bamenda, Mbengwi, Batibo, Bamessing, Bambelang. L’Ouest y est aussi repertoriée par Bafoussam, Dschang, Foumban, Foumbot saison des pluies et catastrophes naturelles au Cameroun. Le Littoral à travers les arrondissements de Douala II, IV et V, Yabassi, Edéa, Nkongsamba, n’est pas en reste tout comme le Sud-Ouest avec Limbe et Muyuka.

Cette période sera également marquée par un risque de dégradation et de destruction des plantations et des arbres fruitiers par de fortes pluies, accompagnées de vents violents. Sont aussi à craindre, des cas de blessures/décès par foudroiement dans certaines localités. L’onacc prédit en plus une destruction des infrastructures de transport et de régulation de l’énergie électrique (poteaux, câbles, transformateurs, etc.) La destruction des maisons d’habitation et des édifices publics, des cas de brouillards matinaux, avec pour corollaire une augmentation des accidents de la voie publique sont aussi à craindre.  Un retour progressif des cas de maladies diarrhéiques d’origine hydrique dans de nombreuses localités est à redouter.

Pour se mettre à l’abri de toutes ses menaces, Israël Owona Bilounga spécialiste en gestion des catastrophes demande à l’Etat de prendre des mesures qui s’imposent.  « Le Cameroun a déjà connu de nombreux drames dus au climat, il faut que le gouvernement s’arrange à les éviter. Il faut déjà veiller à ce que les populations ne s’installent plus sur les zones à risques, évacuer toutes celles qui y sont et multiplier les communications sur les prévisions météorologiques », recommande Israël Owona Bilounga saison des pluies et catastrophes naturelles au Cameroun. Cet expert ajoute que dans sa stratégie contre la prévention des catastrophes naturelles, l’Etat doit invertir dans les infrastructures résilientes. De ce fait, il doit élaborer des plans de gestions des risques tout en assurant une surveillance rigoureuse des zones à risques.

En attendant, l’Onacc recommande dans le secteur de l’eau et de l’énergie de procéder au prélèvement, à l’analyse et au traitement régulier des eaux de consommation au niveau des points de captage, points d’adduction d’eau avant la distribution aux ménages saison des pluies et catastrophes naturelles au Cameroun. De procéder à l’utilisation régulière des techniques élémentaires (décantation, ébullition, filtrage, etc.) de potabilisation des eaux de consommation au niveau des ménages. Dans le secteur urbain, il conseille de réduire, voire d’éviter les traversées des canalisations engorgées pendant les fortes pluies au risque de se faire emporter ou de se noyer,  d’éviter de s’abriter sous des arbres et de marcher près des câbles et les poteaux électriques pendant les orages au risque de se faire foudroyer ou électrocuter.

Mélanie Ambombo

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