Transfusion sanguine : La moitié de la demande à peine satisfaite à l’Ouest
Pendant une campagne de don volontaire du sang à Bafoussam

Transfusion sanguine à l’Ouest Cameroun

Dans cette région du Cameroun, les donneurs bénévoles se font rares malgré la forte demande et les campagnes de sensibilisations Transfusion sanguine à l’Ouest.  Avec un besoin évalué à 30 000 poches, seulement 15 000 sont collectées par an .

Honorine K. est une habituée du service de la Banque de sang de l’Hôpital régional de Bafoussam (Hrb). Ce samedi 08 juin 2024, cette mère avec une facture en main, s’y est rendue pour une énième fois Transfusion sanguine à l’Ouest. Elle fréquente ce service depuis 13 ans, pour les besoins de sang de son fils drépanocytaire. « Mon enfant a été détecté drépanocytaire depuis sa naissance », affirme cette mère aujourd’hui abandonnée par son époux.

A l’Hrb, elle est obligée de trouver du sang, à chaque crise pour sauver son fils. « Quand il a des crises, nous sommes obligés d’aller à l’hôpital. Et il nous faut du sang en urgence. Malheureusement, ce sang n’est pas toujours disponible », déplore Honorine. Elle souligne que : « quand bien même il y a des volontaires, il faut débourser entre 60 000 et 80 000 F Cfa pour des analyses. Quand le sang n’est pas compatible, le processus est repris » Transfusion sanguine à l’Ouest. Une charge assez lourde pour cette mère qui peine à joindre les deux bouts.  « C’est vraiment difficile, j’ai même voulu vendre notre maison. Mais j’ai été soutenue par mes frères et le major de la banque du sang », confie-t-elle.

Cependant, il n’est pas toujours facile pour cette mère, comme la plupart des patients, d’obtenir du sang le moment opportun. Selon Etambeth Ako, le major de la banque de sang de cet établissement hospitalier, sur quatre poches de sang demandées dans l’ensemble des services, une seule poche est disponible. « Les membres de famille interviennent quand le patient est déjà dans le besoin. Et le temps de trouver le donneur, ensuite tester, le pire peut arriver », explique ce major, qui insiste sur l’urgence de sensibiliser les populations au don bénévole du sang Transfusion sanguine à l’Ouest. Pourtant, soutient-elle, « quand le sang est disponible avec la contribution des donneurs bénévoles, les familles interviennent seulement quand il faut remplacer la poche dont leur patient a été bénéficiaire. Ce sang est testé et mis à disposition à temps. Ainsi, nous encourageons les uns et les autres à s’engager pour cette cause ».

A en croire Etambeth Ako, le besoin s’est accentué avec la mise en fonction du Centre d’hémodialyse et du service de l’oncologie dans cet hôpital. D’après Mbessa Samba Behoumie, représentante régionale du Centre national de la transfusion sanguine (Cnts) de l’Ouest, pour un besoin évalué à 30.000 poches de sang par an dans cette région, « la couverture ne nous permet pas de couvrir la moitié. En 2023, nous avons collecté à peine 15 000 poches ».

Un déficit qui perdure malgré la mobilisation des donneurs bénévoles, qui à travers leur association, organisent des campagnes de sensibilisation au don bénévole et volontaire de sang. « En donnant de son sang, on sauve des vies sans rien perdre », encourage Jean de Dieu Koagne, président de l’Association des donneurs de sang bénévoles de l’Ouest Transfusion sanguine à l’Ouest. Selon le Programme national de transfusion sanguine (Pnts), le Cameroun a besoin de 400 000 poches de sang par an, avec une couverture de besoin estimée à 25%.

Aurélien Kanouo Kouénéyé

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Transfusion sanguine

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