Santé publique : Seulement 06 pédiatres dans le Grand-Nord

Santé publique : Seulement 06 pédiatres dans le Grand-Nord

Selon la Société camerounaise de pédiatrie, les trois régions septentrionales souffrent de ce manque de spécialistes alors que Yaoundé et Douala seulement en disposent plus de 100 Santé publique au Grand-Nord.

Sur les 149 pédiatres que compte le Cameroun, six (06) seulement soit un de moins qu’en 2021, sont disponibles pour les trois régions septentrionales, indique la Société camerounaise de pédiatrie (Socaped).  Aux  3e journées de pédiatrie axées sur l’approche communautaire en faveur de la santé de l’enfant, la Socaped s’est prononcée sur la répartition des pédiatres cliniciens dans les différentes régions du pays.

Il en ressort clairement que seulement 03,3% de ces spécialités sont disponibles dans le Grand Nord soit trois dans l’Extrême-Nord ; deux dans le Nord et un dans l’Adamaoua. Et pourtant le Centre et le Littoral se taillent la part du lion avec 86% de pédiatres seulement pour les villes de Yaoundé et Douala. Soit 66 pour la première ville et 62 pour la seconde.

Santé publique au Grand-Nord la Société camerounaise de pédiatrie

Sur ce déséquilibre, l’unique pédiatre de l’Adamaoua, Dr Hélène Kamo Selengai, avait tiré la sonnette d’alarmes en juillet 2021. Profitant de la tenue de la Journée pédiatrique du Cameroun, ce porte-voix des pédiatres du Septentrion avait mené un plaidoyer auprès du ministre de la Santé publique (Minsanté). « Nous sommes très peu nombreux pour une grande population d’enfants. Nous souhaitons que nos effectifs soient renforcés par l’affectation de nouveaux pédiatres dans le Grand-Nord surtout dans l’Adamaoua et le Nord », avait-elle plaidé.

 

Ces médecins lui avaient demandé de doter cette partie du pays de spécialistes supplémentaires car ce manque criard de spécialistes des pathologies de l’enfant selon eux, est un énorme déficit qui fait une moyenne d’un médecin pour 250 à 300 enfants. Ce qui implique que le médecin aussi intensément sollicité, ne puisse plus donner le meilleur de lui-même. « Nous sommes permanemment sollicités et épuisés dans la majorité des cas. C’est difficile de faire face à une population qui exige de plus en plus la présence d’un pédiatre au chevet de leurs enfants », a indiqué le Dr Hélène Kamo Selengai dans les colonnes de L’Œil du Sahel. Pour comprendre ce déséquilibre certains médecins croient savoir qu’il est causé par le phénomène d’intégration sélective à la Fonction publique ; la suppression des primes et les salaires dérisoires (soit 260. 000 Fcfa).

Mélanie Ambombo

A lire aussi :  Santé publique : Bafoussam a mal à son système de santé

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *.