Handicap : Quand la loi tarde à être respectée

Handicap : Quand la loi tarde à être respectée

Plusieurs dispositions prises par le gouvernement pour garantir l’épanouissement de cette catégorie de personnes, qui représentent 10% de la Situation des Handicapées population camerounaise, tardent à être mise en pratique.

Depuis le 14 octobre 2022, les étudiants en situation de handicap ont la possibilité de bénéficier d’une exemption de droits universitaires pour le compte de l’année académique 2022-2023. Accueillie avec beaucoup de joie par les concernés, cette décision n’a pourtant rien d’exceptionnelle.

En effet, selon l’article 29 de la loi du 13 avril 2010, « l’Etat contribue à la prise en charge des dépenses d’enseignement et de première formation professionnelle des élèves et étudiants handicapés indigents. L’alinéa 2 de cet article stipule que cette prise en charge consiste à l’exemption totale ou partielle des frais scolaires et universitaires et l’octroi des bourses ».

Pour Eric Kemengne, un jeune homme à mobilité réduite, l’Université de Dschang fait partie des rares institutions qui ont mis en place des politiques pour respecter les articles de cette loi. En effet, un tour dans la Situation des Handicapées ville de Bafoussam permet de constater que la vie des personnes handicapées est un véritable parcours de combattant.

Situation des Handicapées dispositions prises par le gouvernement pour garantir l’épanouissement des ces persones

Tenez par exemple, très peu de structures tant publiques que privées disposent des rampes d’accès pour les personnes handicapées. Même la gratuité de la scolarisation et des soins de ces personnes invalides ne sont pas toujours garanties. « J’ai eu du mal à faire inscrire mes deux enfants dans un lycée de la ville de Bafoussam en septembre dernier », confie Sophie Focka, qui ajoute que même la présentation de sa carte d’invalidité n’a pas réussi à convaincre les responsables de cet établissement secondaire. De pareils cas sont légion dans la région de l’Ouest. Mais pour les personnes handicapées, il est impératif de garder espoir et les initiatives comme celles de l’Université de Dschang, les y aident bien.

 

Comme l’a récemment rappelé Pauline Irène Nguene dans une interview accordée à Cameroon Tribune, l’Etat met tout en place pour assurer l’amélioration des conditions de vies de cette catégorie de la population. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’a été décrétée en mai 2022 par le premier ministre Joseph Dion Ngute, le retrait de la Situation des Handicapées limite d’âge pour l’admissibilité aux concours administratifs et au recrutement dans la fonction publique. Laquelle limite est généralement fixée à 35 ans. Pour rappel, au Cameroun, les personnes vivant avec un handicap représentent plus de 10% de la population.

Vanessa Bassale

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