Smart city : Le citoyen comme acteur majeur du changement

Au cœur de son développement, la capitale économique, pourtant bien partie pour être une ville intelligente, manque encore d’infrastructures et de finances pour répondre aux besoins de ses habitants.

L’intelligente économique, la mobilité, l’environnement, l’habitat, l’administration et le mode de vie intelligent sont selon Jacques Eone, fondateur de Sparte Robotics, une startup spécialisée dans le domaine de la robotique, les six piliers pour être une ville intelligente (Smart city).

Invité au Douala Innovation festival, le fondateur de Sparte Robotics relève que l’adoption de ces piliers ne doit forcément pas se faire de manière instantanée, mais qu’il s’agit plutôt d’une sorte de référence pour pouvoir s’orienter dans le développement de la ville intelligente. « On peut commencer par des questions bien précises », a indiqué Jacques Eone. Pour qui, le citoyen est l’acteur majeur de ce changement. « La question qui me tient à cœur c’est l’habitant intelligent qui déjà à son niveau, fait tout pour ne pas gêner son voisin en collectant ses ordures, en les mettant au bon endroit. Ça peut commencer par-là. Je suis certain que si la ville commence à être propre, les gens se sentiront mieux. Ça commence étape par étape en tout cas », souligne-t-il.

Organisé par Kmr Start-up Hub, Douala innovation Festival a été pensé en vue d’aider les autorités administratives décentralisées, à développer la ville. Mais aussi dans l’optique de mieux préparer la Can 2022 qui se tient au Cameroun. « Il y a beaucoup de gens qui vont découvrir le Cameroun pour la première fois, qui vont découvrir la ville de Douala, et il ne faudrait pas qu’ils soient déçus. On a là, l’occasion de pouvoir rattraper un certain nombre de chose, c’est pour cela qu’on a pensé Douala innovation Festival », Explique Christian Essame, co-fondateur de Kmer Start-up Hub.

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Pourtant très bien partie pour être une ville intelligente, comme l’a souligné le fondateur de Sparte Robotics, Douala, comme la totalité des villes du Cameroun, souffre du manque d’infrastructure, malgré son potentiel humain. « Le principal enjeu pour que la ville soit intelligente c’est de traiter ce qu’on appelle le data comme collecte de données, et ça passe par des infrastructures qui savent comment le faire. Chez les utilisateurs comme dans la rue, c’est dans ce domaine que les startups peuvent véritablement travailler pour ce qui est des innovations dans les applications », a confié Jacques Eone. Il ajoute : « Il y a peut-être manque d’infrastructures, il y a peut-être manque de finances, mais il y a déjà la compétence, et une fois qu’elle est consultée, je pense qu’on peut trouver des mécanismes pour avoir des méthodes simplifiées, pas forcément des modèles comme à l’américaine ou à l’Européenne, mais des solutions simplifiées adaptées au Cameroun tout simplement ».

Michèle EBONGUE

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