Tomate :  04 milliards de F Cfa investis pour la transformation 

Tomate :  04 milliards de F Cfa investis pour la transformation

Une convention portant sur le projet transformation de la Tomate y afférent a été signé à Yaoundé le 03 novembre 2022. 

Avec une production estimée à 889 800 tonnes par an selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), la tomate fait partie des denrées les plus consommées au Cameroun. C’est grâce à sa culture que plus de 329 000 petits exploitants soit 62% dans la région de l’Ouest ; 28% dans le Centre et 7% dans le Nord-Ouest, parviennent à vivre. Denrée aux prix fluctuants sur le marché, son cageot se vend actuellement entre 6000 et 8.000Fcfa à Yaoundé. 

Les jours ne sont pas souvent aussi beaux pour les acteurs de cette activité car on se souvient qu’en 2020 du fait de la fermeture des frontières due à la pandémie de Covid-19, le cageot était bradé à un prix 2 à 10 fois inférieur au prix habituel. Comme autre défi, les agriculteurs doivent faire face à la conservation. D’ailleurs en 2020, après la crise que va traverser la filière, le gouvernement va penser à un plan de relance visant à faciliter la création d’une unité de transformation et de conservation de la tomate. 

convention portant sur le projet de transformation de la Tomate

Deux ans après, c’est finalement le 03 novembre 2022 que le directeur général de l’Agence de promotion des Pme (Apme) a signé une convention d’agrément au régime des incitations à l’investissement privé avec le directeur général de Délifood Agroindustries Sarl. Avec un coût global de 04 milliards F Cfa, cet investissement va permettre de transformer et commercialiser la conserve de tomate sur le marché local. Pour la première phase, il est prévu une capacité de production de 5400 tonnes métriques et la création de 150 emplois. Dans la deuxième phase, l’augmentation de la capacité de production est envisagée tout comme la création des emplois sera multiplier par trois. 

 

Pour le directeur général de l’Apme, M.Badga, il faut espérer que cette convention vienne permettre de répondre aux besoins de transformation de la tomate, question de contribuer à la politique d’import-substitution  en cette période où la rareté des devises est plus accrue. « En fait, il s’agit d’œuvrer pour l’épanouissement dans notre pays du modèle classique de développement dans lequel l’industrie tire la production agricole », envisage M. Badga. Selon Patrick Lontsi, directeur adjoint de Delifood, ce partenariat offre de nombreux avantages tels que la réduction des taxes des frais douaniers sur les entrants dont auront besoin l’entreprise.

Mélanie Ambombo

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