Agroalimentaire : Distribution à grande échelle, un atout pour l’essor de Douala
Exposition de quelques produits locaux

Encourager l’installation d’usine de transformation des produits locaux et élaborer un plan de soutien à l’ingénierie des projets en commun des communes en fonction de leur potentiel économique local sont quelques armes nécessaires pour booster l’attractivité de la capitale économique.

La production, la transformation, la distribution, la livraison et le transport sont selon Agribusiness Investment Management (Aim), des éléments dont a besoin l’agriculture Camerounaise pour enfin parler de chaine de valeur.  A en croire Alain Fonin, directeur associé de ce cabinet spécialisé dans le conseil en investissement dans l’agriculture et l’agroalimentaire en Afrique, le pays n’a pas encore atteint l’étape d’autosuffisance alimentaire, à cause de sa faible production.

Présent au premier Forum économique de Douala (Fed) qui s’est ouvert le dimanche 23 mai 2021 à la salle des fêtes d’Akwa, et ce pour 3 jours, Alain Fonin explique que l’installation des supermarchés dans la cité économique est un avantage à la grande distribution. Sauf que jusqu’ici, le Cameroun connait encore des difficultés dans la production et l’approvisionnement des espaces marchands. « Il faudrait qu’on ait des gens qui puissent maintenir un certain cap au niveau de la production, pour pouvoir satisfaire les consommateurs, maintenir l’attractivité de nos magasins et également à des prix compétitifs », précise le directeur associé d’Aim.

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Il informe   néanmoins de l’existence de nombreux « petits » producteurs, dont les efforts ne résolvent malheureusement pas le problème d’approvisionnement. « Il faudrait vraiment qu’on passe à un changement d’échelle, et pour des villes comme Douala où il y a des zones industrielles, il faut encourager l’installation d’usine de transformation des produits locaux qui viennent de l’intérieur du pays. C’est de cette façon qu’on pourra avoir une production suffisante pour pouvoir satisfaire les besoins des supermarchés », conseille Alain Fonin.

Face à ces manquements, les Communes et villes unies du Cameroun (Cvuc) appellent à l’identification du potentiel économique local, ce que d’autres appelleraient des avantages comparatifs de territoires. « Le sol étant un capital important pour la mise en place de ces chaines de valeur. Les Cvuc sont en train d’élaborer un plan stratégique de soutien à l’ingénierie des projets en commun des communes en fonction de leurs potentiels économique locale », souligne Augustin Tamba, président de Cvuc.

Malgré cette volonté d’être sur le marché de la grande distribution, Aim souligne que la distribution traditionnelle n’est pas à négliger. « La distribution moderne ne peut pas remplacer les marchés tels que Mboppi et Sandaga qui drainent un très grand nombre de personnes, et pour ces marchés, il faudrait qu’il y ait des gens qui font une production suffisante pour pouvoir satisfaire les consommateurs », conclut Alain Fonin.

Michèle EBONGUE

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