Covid-19 : Les Tic comme solution pour booster l’entrepreneuriat féminin
Des femmes en atelier dans une salle d'informatique

Appelées à s’intéresser de plus en plus aux métiers porteurs, les femmes doivent renforcer leur capacité au numérique en cette période de pandémie de Covid-19.

L’accès au foncier, des contraintes individuelles et des métiers sexués sont des obstacles que rencontrent les femmes dans l’entrepreneuriat. Encore au stade où elles sont un maillon faible dans la conquête des terres, ce défi engendre d’énormes difficultés dans le secteur agroalimentaire, auxquelles s’ajoute le volet juridique, fait savoir Joseph Tchana. Secrétaire général au ministère des Petites et moyennes entreprises de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpesa). Il souligne que les actes Ohada exigent aux femmes entrepreneures de produire un acte de mariage avant toute création d’entreprise.

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En raison de ces réalités, l’Agence de promotion des Petites et moyennes entreprises (Apme) a pensé à renforcer les capacités des femmes entrepreneures, d’où l’insertion des technologies de l’information et de la communication dans un programme d’accompagnement de femmes et des jeunes. « Pour ce faire, nous avons signé des conventions avec des partenaires qui nous accompagnent dans ce processus. Il est question notamment de permettre à ces femmes entrepreneures, grâce à la mise à disposition d’un outil, de pouvoir avoir le matériel de travail », déclare Joseph Tchana.

Essentiellement consacré aux femmes, ce programme vise à les former à avoir l’esprit d’entreprise. Et avec la pandémie actuelle, elles sont appelées à utiliser de plus en plus l’outil informatique. « L’objectif est de renforcer les capacités des femmes dans le numérique dans un monde Covid-19 », lance Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et télécommunications (Minpostel).

Pour elle, la faible insertion des femmes dans les filières des Tic est l’une des raisons de leur recul dans ce secteur. En vue de remédier à cela, le gouvernement a initié des programmes dont le but est d’encourager les femmes et les jeunes filles à s’intéresser à ces métiers porteurs. « Les facilitations sont également ouvertes aux start-ups féminines. L’objectif vise à mieux répondre à leur besoin et les accompagner vers l’entrepreneuriat, les jeunes filles internautes ne sont pas en reste », a souligné le Minpostel lors de la cérémonie d’ouverture de la 3e édition du festival femme numérique qui s’est tenue le jeudi 4 mars 2021 à Yaoundé.

Organisé par l’African Women In Tech Startups sous le thème « Numérique et Leadership Féminin : parvenir à un avenir égal dans un monde covid-19 », le festival numérique femme qui s’achève le 8 mars 2021, veut contribuer à la réduction de la fracture numérique du genre au Cameroun et d’autres pays d’Afrique francophone. Ceci en facilitant aux femmes et jeunes filles l’accès aux technologies de l’information et de la communication, en particulier la technologie numérique.

Michèle EBONGUE

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