Transport : déjà 4 000 mototaximen détenteurs de permis de conduire à Douala
Des mototaximen en attente de clients

A ces chiffres s’ajoute 716 inscrits pour l’obtention du document. Tel est le résultat d’une opération d’assainissement ouverte depuis 3 ans dans la capitale économique.

Assainir le secteur des mototaxis est la mission que se donnent les autorités administratives de la région du Littoral, en vue de réduire les dégâts générés par les acteurs de ce secteur d’activité.

Réputés dans des vols et des agressions, les conducteurs de mototaxi sont appelés à coopérer avec les autorités pour traquer les brebis galeuses. Transformant ainsi la ville en un centre de criminalité et de banditisme, un phénomène qui, à en croire le gouverneur de la région du Littoral, s’explique par le peuplement assez prononcé que connait la ville. « Nous sommes à plus de 3 millions 500 mille habitants, ce qui fait que la débrouillardise est au rendez-vous. C’est chacun qui prend sa moto et s’engage à en faire ses activités sans pièce personnelle », décrie Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.

Pour lui, l’action d’assainissement ne peut se faire sans la collaboration des syndicats, eux qui connaissent le mieux ceux qui travaillent dans leur secteur d’activité. « Nous voulons que ce soit eux qui prennent les devants pour sensibiliser et amener tous ceux qui travaillent dans ce secteur», a confié Samuel Dieudonné Ivaha Diboua lors de la réunion de recadrage des conducteurs de mototaxi qui s’est tenue dans ses services à Douala le lundi 22 février 2021.

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Ces automobilistes sont appelés au respect des règles instaurées par les autorités, à savoir l’obtention d’un permis de conduire A, la possession de la carte grise, et le port de la chasuble règlementaire etc. Ce qui n’est malheureusement pas toujours perçu d’un bon œil. « Certains ne veulent pas adhérer à cela parce que ce sont des bandits, des agresseurs. Si vous partez dans les différentes mairies, vous allez voir des moto neuves qui y sont abandonnées, parce que ce sont des motos volées », révèle Paulin Tabate Ouetsa, leader des conducteurs de mototaxi à Douala 4e.

À ces propos, Samuel Frank Mvondo, promoteur de Moto-Afrique ajoute que ce sont environ 95 motocycles qui ont été mis en fourrière à Douala depuis le début de la sensibilisation en juin 2018. Malgré ces récalcitrants, plusieurs ont néanmoins répondu favorablement à la sensibilisation du respect des règles en vigueur. « On a eu environ 4 000 mototaxis qui ont passé le permis de conduire, mais nous avons des tonnes en souffrance dans nos bureaux. Et maintenant avec l’action répressive lancée par le préfet du Wouri, en 2 semaines de travail, 95 motos ont été saisis et mis en fourrière, et 716 moto-taximen se sont pacifiquement rapprochés de nous pour s’inscrire pour la formation en vue de l’obtention du permis de conduire catégorie A », confie Samuel Frank Mvondo. Dans cette logique d’assainissement, de réglementation et de professionnalisation du secteur de mototaxi, il est clair pour le promoteur de Moto-Afrique que les résultats sont positifs du fait de la répression. Sachant que la loi sera appliquée à tous les mototaximen qui en plus des mesures d’assainissement suscités, n’auront pas de pièce d’identité comme c’est le cas des étrangers, par ailleurs premiers mis en cause par les autorités et les syndiqués.

Michèle EBONGUE

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