Elevage des chèvres :  A Dschang la viande se fait rare
Troupeau de chèvres

Elevage des chèvres : A Dschang la viande se fait rare

Elevage des chèvres Si les raisons de cette raréfaction restent inconnues, les conséquences quant à elles sont déjà visibles car la délégation départementale du Minepia pour la Menoua, affirme qu’environ 90 sur 100 éleveurs abandonnent l’activité.

 Dans les marchés de Dschang, département de la Menoua, région de l’Ouest, la viande de chèvre devient introuvable. Une absence qui étonne les consommateurs car ce département est considéré comme l’un des bassins de production de ce ruminant au Cameroun.

 L’on est d’autant plus inquiet avec la taille des troupeaux qui diminue de plus en plus chez les éleveurs tout comme dans les ménages. Un tour effectué dans les couloirs de divagation de ces bêtes ainsi que dans les enclos et lieux de pâturage, contribue à confirmer le constat. Une situation qui fait dire à certains entrepreneurs du secteur qu’on n’est pas loin d’une disparition de ces ruminants dans ce département.

D’ailleurs des statistiques révélées par la Délégation départementale du ministère de l’Elevage, des Pêches et des industries animales (MINEPIA) pour la Menoua, montrent que sur près de 100 éleveurs, 90 ont déjà abandonné cette filière pour se consacrer à une production alternative.

Elevage des chèvres environ 90 sur 100 éleveurs abandonnent l’activité

Avec une chaire exquise et très prisée, la viande de chèvre est devenue incontournable à l’Ouest et même dans le reste du pays. Ce qui fait croire que les funérailles, obsèques, mariages, anniversaires et même fêtes de famille vont prendre un coup, étant donné que cette viande est devenue un luxe. On s’interroge aussi sur ce qui adviendra de certains rituels en paysElevage des chèvres Bamiléké ou cette viande est réservée à certains rituels d’expiation, notamment lors des rites de veuvage et d’installation sur la « chaise ».

Selon des notes sur l’évolution des prix à la consommation finale des ménages en mai 2022, les prix des viandes –bœuf, mouton et chèvre-, ont augmenté de 5,7%, après 7,6% le mois précédent à Yaoundé et de 1,8% à Douala. Une augmentation du prix notamment de la viande de chèvre qui serait liée à l’abandon de la filière dans certain fief.

Sabine LEMANA

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