Est : 8 communes sous la menace de l’onchocercose

Est : 8 communes sous la menace de l’onchocercose

 L’absence de financement du programme de lutte contre cette pathologie plombe les objectifs du ministère de la santé publique dans cette région encore sous l’emprise de la cécité des rivières Est communes menace l’onchocercose.

La cécité des rivières encore appelée onchocercose continue de sévir dans la région de l’Est. « Les zones endémiques sont les localités de Ngoyla, Messok, Lomié, Somalomo, Messamena, Ngoura, Bétaré-Oya, Diang, Mbitom et Belabo », relève Marius Paguele, point focal des maladies tropicales négligées (Mtn) à la délégation régionale de la santé publique (Minsanté).

Cette maladie explique-t-il, « sévit beaucoup plus dans les villages isolés situés près des cours d’eau à courant rapide. Ce qui favorise la multiplication du simulis encore appelé mout-mout. Cette petite mouche noire pique les malades, aspire leur sang et l’inocule à ceux qui sont sains ».

Le  l’onchocercose menace dans les communes de l’Est

Les personnes malades rappelle ce professionnel de la santé souffrent de « démangeaisons intenses, d’éruptions cutanées, d’assèchement de la peau et certaines deviennent parfois aveugles ».  Sur le plan social, les malades sont confrontés à plusieurs difficultés. « Les malvoyants ne parviennent pas se déplacer ni vaquer à leurs occupations. Certains sont abandonnés à eux-mêmes. Dans les villages les plus touchés, les enseignants abandonnent les écoles par peur de contracter la maladie », regrette Germain Sambone, un ancien malade vivant à Belabo.

A l’Est, la distribution de masse du Mectizan dans les zones cibles est la seule politique de lutte contre la maladie. « Depuis 2005, il est organisé chaque année une campagne de distribution de masse de l’ivermectine », rassure le point focal des Mtn. Toutefois, relève une autre source interne qui suit ce programme, « cette activité a des insuffisances. Je veux parler de la non-prise en charge des distributeurs communautaires du Mectizan ». La même source rapporte que « pendant plusieurs années, l’Etat camerounais s’était engagé à donner 25F Cfa comme motivation aux distributeurs communautaires par personne traitée. Malheureusement depuis 2011, le contenu de l’enveloppe allouée à cette activité est vide et parfois insuffisant ».

A même temps souligne notre source, « les financements obtenus des bailleurs de fonds du ministère de la santé publique s’amenuisent considérablement au fil des années. Sur 1000 distributeurs communautaires formés chaque année, environ 300 démissionnent avant la campagne suivante ». Toute chose qui plombe l’objectif Minsanté d’éliminer l’onchocercose d’ici 2030.

Ange-Gabriel OLINGA BENG à l’Est

A lire aussi :  Santé : Belabo enregistre plus de 51% de cas d’onchocercose à l’Est

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *.