Nord : La culture fourragère, alternative à l’alimentation du bétail

Nord : La culture fourragère, alternative à l’alimentation du bétail

Plusieurs autres solutions locales sont développées par les chercheurs qui initient le transfert de technologie avec les éleveurs de la région culture fourragère alimentation bétail.

La région du Nord est un véritable pôle de l’élevage. Les éleveurs font face à la rareté des ressources naturelles. Ce qui entraine souvent des conflits agropastoraux dans les quatre départements que compte la région du Nord culture fourragère alimentation bétail.

 Face à cette précarité, les chercheurs de l’Institut Agricole pour le Développement (Irad), ont développé des innovations. Notamment, la production des fourrages pour les animaux. « Nous avons mis à la disposition des éleveurs des semences et nous leur avons appris à cultiver du fourrage parmi lesquels le Brachiaria, le stylosantus, le niyebé fourrager et le sorgho fourrager », a exposé Christophe Wang-Baa Temoa, chercheur en production animale à l’Irad de Garoua.

Plusieurs autres solutions locales sont développées culture fourragère alimentation bétail

En plus de la production des fourrages destinés à l’alimentation des animaux tels que les bœufs, chèvres, moutons, ânes, etc., la valorisation des résidus des récoltes et des agro industries sont également d’autres alternatives importantes du bétail. Les pailles, tiges de sorgho, les fanes de niyebé sont entre autres éléments indispensables mis en lumière par les chercheurs en production animale.

La pierre à lécher est un produit issu des résultats des recherches qui a été présenté le 7 juillet dernier aux autorités de la région du Nord au rang desquels le gouverneur, Jean Abaté Edi’i. Fabriquée à base des produits locaux tels que les restants de cuisine, les sons, le sel, les os calcinés, elle permet de complémenter l’alimentation de l’animal pour un résultat appréciable dans un contexte menacé par les changements climatiques. « A travers les formations pratiques que nous organisons grâce à l’approche participative de l’Irad, les éleveurs sont maintenant capables de produire à la fois des fourrages, certaines semences fourragères et les pierres à lécher », se réjouit Christophe Wang-Baa Temoa.

 

 

les chercheurs qui initient le transfert de technologie avec les éleveurs de la région

Cette approche participative produit des résultats positifs malgré les difficultés rencontrés dans la mobilisation des acteurs culture fourragère alimentation bétail. La raréfaction des pluies dans la zone commande la production fourragère. C’est le cas du bracaria, une espèce qui a un long cycle de maturité culture fourragère alimentation bétail. L’approvisionnement en semence, la résistance de certains éleveurs qui n’appréhendent pas la culture pour les animaux sont entre autres difficultés rencontrés dans le transfert de compétence.

Jérôme Baïmélé à Garoua.

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