Management: « le Community manager ne doit pas tout faire »
Chedjou Kamdem

Management: « le Community manager ne doit pas tout faire »

Auteur engagé qui promeut le Community Management, mais aussi ses impacts dans le développement des organisations sur le continent. Son sens aiguisé de la répartie ainsi que son regard d’expert lui confèrent un rôle d’ambassadeur reconnu, de ce métier. Dans cet entretien réalisé à l’occasion de la sortie de ses deux livres professionnels « la boîte à outils du Community manager africain : 10 outils pour démarrer ! » et « 13 KPI WHY : mieux comprendre ses principaux indicateurs clés de performance », Chedjou Kamdem apporte des précisions sur ces ouvrages dans lesquels il démystifie la communication digitale.

« 10 outils pour démarrer ! » et « 13 kpi why : mieux comprendre ses principaux indicateurs clés de performance », viennent de paraître. Pourquoi avoir choisi de traiter ces sujets en particulier aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je me donne pour mission d’accompagner les personnes qui souhaitent débuter dans le Community management ; car en 2022, il est important de repartir sur les bases de ce métier. Ces deux ouvrages permettent aux débutants d’avoir les clés en matière d’indicateurs clés de performance ou comment mesurer son activité sur les réseaux sociaux en tant que gestionnaire de la communication digitale d’une entité. Mais aussi, de bénéficier d’une boîte à outils devant permettre à ce professionnel d’être productif dès le départ. Voilà pourquoi j’aborde ces sujets aujourd’hui, qui sont étroitement liés aux formations en Community management que je propose sur cette spécialité.

À qui s’adressent ces différents ouvrages et pourquoi ?

Ces ouvrages s’adressent principalement aux étudiants et aux jeunes Community managers. Aussi, les Community managers expérimentés peuvent se procurer ces livres pour soit revenir aux bases solides dans le métier, ou aller un peu plus loin dans l’approfondissement de leurs connaissances. Il existe également un troisième public que j’ai découverte au fait justement des discussions autour de mes ouvrages : ce sont les patrons d’entreprises qui parfois, ont besoin de mieux comprendre le fonctionnement du métier ; parce qu’ils recrutent beaucoup de Community managers, mais ne comprennent pas toujours ce que ces derniers font concrètement, comme travail.

En somme, les deux ouvrages qui viennent de sortir, combinés aux trois premiers que j’ai écrits par le passé (Storytelling du community management au Cameroun ; Culture africaine du community management : Recettes pour un community manager à la sauce africaine ; How to get away with bad buzz : Cas pratiques d’e-réputation en Afrique), leur fournissent plus d’éléments pour mieux cerner les contours de ce métier et ainsi, mieux jauger l’efficacité de ce professionnel.

A votre avis, quelles sont les principales évolutions du métier de Community manager (CM) en Afrique francophone, aujourd’hui ?

L’une des meilleures évolutions représente la visibilité que cela a permis d’avoir dans un premier temps ; la période postpandémie a permis de découvrir davantage la fonction de CM, parce que plusieurs entreprises se sont retrouvées obligées de fermer durant cette période-là et par conséquent, ils ont eu recours à beaucoup de Community managers. L’on a vu plusieurs offres d’emploi dans ce domaine-là et je trouve cela très bien ; parce que cela démontre à suffisance qu’il existe une demande dans ce secteur d’activité. Il faut dire que derrière ces offres d’emploi la formation doit suivre. C’est le cas des formations que j’offre dans le Community management depuis quelque temps déjà, qui permettent d’avoir les clés pour bien débuter dans cette profession et d’approfondir également son expérience dans ce domaine.

L’une des évolutions que j’apprécie énormément est le fait que le Community manager devienne aujourd’hui de plus en plus hybride. Concrètement, il a à sa charge un aspect stratégique que l’on voit régulièrement chez le Social Media Manager. Il y’a également le volet marketing, communication et commercial que les entreprises sur le continent africain leurs confient de plus en plus ; notamment des entreprises qui n’ont pas de gros moyens.

Malgré tout ce poids qui lui est confié aujourd’hui, le Community manager ne doit pas tout faire ; ses actions doivent s’imbriquer dans un ensemble de tâches qui lui sont relayées par les autres départements de l’entreprise, pour permettre à l’organisation d’atteindre ses objectifs globaux, sur une année ou sur un semestre. En définitive je vois davantage de perspective et de demande pour le métier de Community manager Il est temps pour vous si vous hésitez encore de vous lancer simplement dans le domaine.

Selon vous, quelles sont les principales qualités d’un bon Community manager en 2022 ?

Un bon CM aujourd’hui doit avoir des qualités humaines, telles que de l’empathie, de la courtoisie et de la diplomatie. C’est des éléments très importants, parce que vous serez confronté à des personnes qui vous proposeront différents types de commentaires, aussi bien positifs que haineux ou négatifs ; et il vous reviendra, justement, de savoir comment bien répondre à ces types de commentaires, car vous représenterez l’image d’une entité sur les réseaux sociaux. Ajouté à cela, il faut avoir des compétences techniques ; C’est pour cette raison que l’on recommande aux professionnels de suivre continuellement des formations pour se mettre à jour. Je conseille aux praticiens d’avoir leurs propres processus de veille, mais également de s’inspirer de ce qui se fait ailleurs et pourquoi pas, les adapter aux contextes dans lequel ils se trouvent.

Réalisé par la rédaction

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