Myciculture : Une activité qui fait courir à l’Ouest

Myciculture : Une activité qui fait courir à l’Ouest

activité Myciculture OuestSelon les experts, le climat humide de cette région garantit un rendement plus élevé que celui des villes comme Douala et Yaoundé.activité Myciculture Ouest

Depuis un peu plus d’un mois, le champignon a droit de cité dans la région de l’Ouest et dans la ville de Bafoussam en particulier. Impossible de faire un pas, sans le voir exposé sur des comptoirs. Au lieu-dit « marché C », le tas de 10 champignons moyens est vendu à 500 F Cfa. Si le prix est abordable, certains consommateurs préfèrent s’approvisionner directement auprès des producteurs. Ici, le kilogramme de champignons coûte 2000 F Cfa.

Selon Michael Tchasso Tchamba, délégué du Gic Champignons, la myciculture (culture du champignon comestible, mycelium) est de plus en plus rentable. Par campagne, qui s’étend sur une durée de 3 mois, il est possible de récolter entre 200 et 400 kg de champignons « Il est possible de gagner en trois mois près de 20% de son investissement. 2,5 kg de semences produisent près de 200 kg de champignons », renseigne-t-il.activité Myciculture Ouest

activité Myciculture Ouest le climat humide de cette région garantit un rendement plus élevé

activité Myciculture OuestDe plus, cette culture a de nombreux avantages. Le premier étant qu’elle se fait en toutes saisons, il n’y a donc pas de temps mort. Ensuite, la myciculture ne nécessite pas un grand espace car elle se pratique hors sol. En plus, la demande est supérieure à l’offre. Ceci malgré la multiplication des centres de production. « Nous recevons de grosses commandes quasiment toutes les semaines. Pour satisfaire tous nos clients, nous avons des distributeurs dans les grandes villes comme Douala et Yaoundé. Nous approvisionnons aussi les supermarchés et les centres commerciaux », révèle un producteur.activité Myciculture Ouest

 Michael Tchasso Tchamba tient cependant à souligner que la rentabilité de cette activité s’adosse sur plusieurs éléments parmi lesquels la maitrise des intrants et des techniques de production. « Avant de se lancer, un producteur doit par exemple pouvoir identifier un champignon comestible, et savoir adapter sa technique au climat qui peut être parfois capricieux », prévient Salomé Ka’a, promotrice d’une champignonnière. Elle ajoute qu’« il est également important de savoir comment préparer la base qui se compose de rafle de mais, de son et de blé ». D’où la nécessité de se former.

Si l’Etat via le projet d’appui au développement de la filière Champignons, multiplie les activités pour accompagner les producteurs beaucoup restent à faire pour permettre la mise en place d’une véritable industrie du champignon à l’Ouest en particulier et au Cameroun en général. Communément appelé « viande blanche », le champignon est riche en protéines, en vitamine D et en vitamines B2, B3, et B5.

Vanessa Bassale

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