Ouest : Des personnes handicapées à l’école de l’agriculture biologique
Les personnes handicapées en formation

Ouest : Des personnes handicapées à l’école de l’agriculture biologique

Dans le but de faciliter son autonomisation, cette tranche de la population a été formée à la fabrication des intrants agricoles biologiques, la production des asticots et la fermentation d’aliments personnes handicapées.

Pour Hector Songaing, personne en situation de handicap, la célébration de la journée des personnes handicapées se résume uniquement à des discours. C’est donc avec un brin réticent qu’il a pris part aux activités organisées par la délégation départementale des Affaires Sociales pour la Mifi avec le partenariat technique de l’Association communautaire pour le développement et le bien-être.

En effet, dans le cadre de la célébration de la 31e édition de la journée à eux dédiée, une trentaine de personnes handicapées a bénéficié d’une formation en agriculture et élevage biologique. Selon, Philomène Njomo Noumela, la déléguée départementale des Affaires Sociales pour la Mifi, cette formation qui s’est voulue aussi théorique que pratique a pour but de permettre à cette tranche de la population de s’autonomiser et de se lancer dans le domaine de la production des engrais biologiques. Mais aussi, d’améliorer la qualité des aliments consommés dans la localité.

personnes handicapées, la population a été formée à la fabrication des intrants agricoles biologiques

Il était donc question pour les formateurs de poser les bases de la fabrication des intrants agricoles biologiques, la production des asticots mais aussi la fermentation d’aliments. Seule ombre au tableau, la précarité et l’absence de moyens financiers qui empêcheront plusieurs apprenants de transformer leur formation en projet d’entreprise. « Être une personne handicapée n’est pas facile. On est très souvent pauvres parce que personne ne veut nous donner du travail même lorsqu’on est qualifiés. Sans moyens, comment se lancer à son propre compte », s’interrogeait encore Marie Fotso, un des participants.

Conscient de cette dure réalité, les organisateurs ont décidé de remettre à chaque apprenant des poussins et du compost Fem Bio (compost de 21jours). Une sorte de base de travail qui va leur permettre de se lancer dans la pratique proprement dite de l’agriculture et de l’élevage biologiques. Pour rappel, au Cameroun, les personnes vivant avec un handicap représentent plus de 10% de la population.

Vanessa Bassale

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