Santé : plus de 5000 orpailleurs exposés aux pandémies à Kambélé

Santé : plus de 5000 orpailleurs exposés aux pandémies à Kambélé

L’absence d’un système d’assainissement, de points d’eau potable et le non-respect des règles environnementales relatives à l’exploitation minière exposent les milliers de personnes installées sur pandémies à Kambélé ce site minier de la région de l’Est aux maladies hydriques et au Covid-19.

A l’entrée du site d’exploitation minière de Kambélé, localité située à environ 3 kilomètres de Batouri, chef-lieu du département de la Kadey dans la région de l’Est, le visiteur est accueilli par de marres d’eau stagnante qui sont curieusement occupées par des parents et leurs enfants en quête de l’or. « Je pratique cette activité depuis près de 26 ans avec mes enfants », explique l’un des parents, immergé dans une marre d’eau à l’entrée du chantier.

système d’assainissement, de points d’eau potable

A l’intérieur du site de Kambélé, des dizaines des lacs béants sont perceptibles autour des habitations, les adultes, tout comme les enfants y pénètrent sans crainte à la recherche du métal précieux. Pourtant, selon les experts de la santé publique, ces marres d’eaux sont des foyers de reproduction des moustiques responsables du paludisme. « Les conditions dans lesquelles ces populations vivent les rendent vulnérables au paludisme. Aussi la proximité de ces points d’eau, qui sont des lieux de reproduction et de développement des moustiques responsables de la transmission de cette maladie », explique Dr Winnie Zouong Nkomba, coordonnateur du Groupe technique régional de lutte contre le paludisme à la délégation régionale de la Santé publique (Misanté) de l’Est.

 

 

pandémies à Kambélé l’exploitation minière exposent les milliers de personnes installées sur ce site

En effet, entre 2019 et 2021, le pandémies à Kambélé taux des consultations liées au paludisme dans la région ont progressivement augmenté. D’après les statistiques du ministère de la Santé publique, en 2021, ce taux était de 34,2% pour un taux de mortalité de 19%. En 2020, indiquent le même rapport, il était de 31,16 % pour 15,9% de mortalité. Tandis qu’en 2019, il s’estimait respectivement de 29,7% et 14,1%.

Au-delà du paludisme, les plus de 5000 orpailleurs installés sur le site de Kambélé sont exposés aux maladies hydriques et de la peau compte tenu du fait que la plupart des lacs béants dans lesquels ils se trempent au quotidien contiennent le mercure utilisé par les sociétés qui pratiquent l’exploitation semi-mécanisée pour laver l’or. A cela, s’ajoute l’absence de l’eau potable et du système de drainage.

Par ailleurs, la promiscuité qui y règne est un facteur de risque à la propagation du Vih-Sida et d’autres infections sexuellement transmissibles (IST) du fait de la prostitution ambiante pandémies à Kambélé.

Sébastian Chi Elvido à l’Est

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