Or : Pour environ 5,78 tonnes produits, seulement 7% sont déclarés

Or : Pour environ 5,78 tonnes produits, seulement 7% sont déclarés

Pour renverser cette tendance qui dépossède l’Etat d’importantes recettes, l’Ong Foder et le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique envisagent la production d’or formalisation de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle au Cameroun.

Selon les statistiques de l’Ong Forêt et Développement Rural (Foder), l’impact macroéconomique de la production d’or estimé à (environ 0,3% du PIB en 2019) est très faible. Cependant, note cette organisation de la société civile, l’activité minière alimente un circuit économique national significatif dont 95% de la valeur créée, soit 68 milliards F Cfa annuels au Cameroun. La production artisanale quant à elle est estimée à 1,85 tonne d’or par an. Cependant, seulement 1,7% de cette production d’or production est commercialisé dans la filière formelle. Quant à l’exploitation semi-mécanisée de l’or, elle produit environ 5,78 tonnes dont 7% seulement suit une filière déclarée pour le prélèvement de l’impôt synthétique libératoire.

A lire aussi :  Exploitation minière : 95% des diamants produits à l’Est non tracés

la production d’or formalisation de l’exploitation minière artisanale?

Pour trouver une alternative à cette situation, les hauts responsables du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) et Foder, se sont réunis à Bertoua, chef lieu de la région de l’Est, du 13 au 14 septembre 2022 pour mener des réflexions sur la formalisation de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (Emape) au Cameroun. L’atelier a permis aux participants de « réfléchir sur les approches et stratégies de production d’or formalisation de l’Emape afin d’accroître les revenus de l’Etat et de booster le développement local ». Le Mimmid était représenté par le directeur des Mines, Aristide Victor Mimbang, le chef de la division des Affaires juridiques, Dieudonné Alima Onana, et le chef de la cellule du contentieux, Emile Nkodo Mvongo.

 

 
De façon spécifique, les travaux de Bertoua ont envisagé de « faire un état des lieux de l’Emape, identifier les problèmes liés à cette activité en mettant en exergue leurs causes production d’or et les conséquences y liées, et réfléchir sur les solutions d’amélioration ». Pour le chef du projet Mines-Environnement-Société-Santé (ProMESS) de Foder, Justin Landry Chekooua, « avec le Minmidt, nous voulons apporter des solutions à la question de savoir comment optimiser la rentabilité de l’Emape tout en minimisant les impacts environnementaux négatifs pour booster le développement local ». Pour les deux partenaires, « bien menée, la formalisation de ce secteur pourrait davantage améliorer les recettes de l’Etat, réduire le chômage des jeunes et les impacts environnementaux et sociaux générés par l’exploitation anarchique ».

Sébastian Chi Elvido à l’Est

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *.