Production : le Cameroun mise sur le manioc, la patate et le poisson

Production : le Cameroun mise sur le manioc, la patate et le poisson

Production manioc patate Cameroun Un atelier de vulgarisation des résultats de la recherche sur ces produits locaux a été organisé par le ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation dans le but de trouver un palliatif à la politique d’import-substitution. 

Selon un rapport de l’Institut national de la statistique (Ins), l’économie camerounaise repose sur les importations ; car en 2020, seulement pour le blé, le pays a dépensé 156 milliards Fcfa pour l’importation de 860.000 tonnes de blé. Une situation que déplorent les économistes d’autant plus que des prévisions du ministère du Commerce, annoncent que lesdites importations pourront atteindre 900.000 tonnes cette année.  Pour ce qui est du secteur halieutique, la production nationale plafonne autour de 294.538 tonnes, très en deçà de la demande estimée à 500.000 tonnes, chose qui contraint une fois de plus le Cameroun à se rabattre sur les importations.

Production manioc patate Cameroun Un atelier de vulgarisation des résultats de la recherche sur ces produits locaux a été organisé par le ministère

Sur la base de ce constat, l’Etat du Cameroun a décidé de booster sa production locale. De ce fait, le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi) a organisé le 07 juillet 2022 à Bafoussam dans la région de l’Ouest, un atelier de vulgarisation des résultats de la recherche sur le manioc, la patate et le poisson. L’objectif étant d’augmenter en quantité et en qualité la production de ces trois aliments. Un accent particulier sera mis sur la transformation de la patate et du manioc comme moyen de Production manioc patate Camerounsubstitution à la farine de blé.  Initiative louée par le gouverneur de la région de l’Ouest Augustine Awa Fonka, qui a présidé l’ouverture dudit atelier. « Il y a une urgence de réfléchir sur les voies et moyens afin de réduire ces importations à court et à moyen terme », a-t-il martelé.

Ainsi, le Centre régional de la Recherche scientifique et de l’Innovation, a mis à la disposition des organisations paysannes des variétés améliorées résistantes aux maladies et produisant la bonne farine sur le marché. De même, il leur a appris des techniques de transformation du manioc et de la patate douce en farine planifiable, du poisson en produit conservé par le fumage.

Sabine LEMANA

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