Zone à risques : A Bafoussam, l’inquiétude demeure
Une vue du quartier Gouache 2 à Bafoussam

Zone à risques : A Bafoussam, l’inquiétude demeure

Afin d’éviter la survenue des catastrophes comme celle de Gouache en 2019, la communauté urbaine de Bafoussam a initié une campagne de sensibilisation dans les quartiers de la ville Bafoussam zone à risques.

Avec ses trois enfants, Samantha Kouekam, habite une petite maison en matériau provisoire, au quartier Gouache 2 à Bafoussam qui est l’une des zones à risques de la région de l’Ouest. La jeune dame est consciente du danger qu’elle encourt. Mais elle ne peut pas quitter cette zone à risques pour aller s’installer ailleurs, faute de moyens financiers. « Pour réduire les risques, j’ai dressé un mur avec des sacs remplis de terre pour protéger la maison », explique-t-elle. Elle attend, de l’Etat, une aide financière pour pouvoir trouver un meilleur logement.

Comme elle, plusieurs personnes continuent de vivre sur ce site classé à risques à Bafoussam, capitale régionale de l’Ouest, malgré la croix de Saint-André marquée sur leur maison. En effet, les habitants de Gouache 2 sont entre autres exposés au risque d’éboulement, effondrement, pluies diluviennes.

Dans le cadre de la commémoration des trois ans de l’éboulement de terrain qui avait enseveli 11 maisons et couté la vie à 43 personnes à Gouache IV- bloc 6, une équipe de la Communauté urbaine de Bafoussam a mené une campagne de sensibilisation à la prévention de construction dans ces zones à risques.

Il était question de rappeler aux populations à quoi elles s’exposent en construisant dans de telles zones mais aussi de leur indiquer la procédure à suivre avant d’acheter du terrain et ou de bâtir une maison. Laquelle procédure passe par la descente dans une municipalité pour consulter les documents de planification afin d’obtenir un permis de bâtir en bonne et due forme.

Selon Roger Tafam, maire de la ville de Bafoussam, il est important de sensibiliser les populations afin qu’elles ne soient pas surprises par la phase répressive. Parallèlement, il a annoncé qu’une cartographie des zones à risques de la ville de Bafoussam sera bientôt rendue publique.

L’instabilité du sol dans ce quartier, à en croire Matthieu Kengne, chef de quartier Kankop 6, peut se justifier par la destruction de certains arbres. Selon lui, le palmier raphia a la particularité de gérer l’humidité des sols tout en les stabilisant Bafoussam zone à risques. C’est la destruction de ces plantes et la multiplication des constructions qui seraient à l’origine de bon nombre d’affaissement.

Vanessa Bassale

A lire aussi :  Catastrophe de Ngouache : Trois mois plus tard, les survivants toujours sans repère

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *.